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la période 1920 – 1937

24022008

b) La période 1920-1937 

  

De 1920 à 1927, le secteur privé essaye tant bien que mal de créer de nouvelles institutions, ce qui n’est pas chose facile puisque les moyens financiers manquent cruellement. Dans la même période, l’administration pénitentiaire est contrainte de fermer certains de ses établissements. 

  

Face aux violentes critiques qu’elle doit essuyer de la part du gouvernement, l’administration se défend en attaquant certaines oeuvres privées. Ces dernières rétorquent en accusant les colonies pénitentiaires de participer de manière indirecte à la recrudescence de la délinquance. 

  

En 1924 une campagne de presse est menée par Louis Roubaud alors journaliste au Quotidien de Paris. Il conclut, après son enquête dans différentes colonies pénitentiaires, que ces écoles professionnelles sont tout simplement l’école du bagne. 

  

Le juge Henri Rollet, qui est le fondateur d’œuvres de patronage diverses et le créateur des premiers comités de défense des enfants traduits en justice, dénonce en 1927 l’énorme malaise qui touche toute la rééducation, secteur privé et secteur public confondus dans un « commun naufrage ». 

  

En 1930, Jacqueline Albert-Lambert s’interroge dans l’Intransigeant : « Que se passe-t-il à la colonie de Mettray ? » Ses prises de position entretiennent un certain malaise mais ne suffisent pourtant pas à réveiller l’opinion publique. Il faut attendre l’été 1934 et la révolte des jeunes colons de Belle-Ile en Mer pour qu’enfin soit révélé le « scandale des bagnes d’enfants ». 


  

Alexis Danan, journaliste au Paris-Soir est l‘investigateur de l‘Histoire de Belle-Ile. 

C’est par lui, par sa renommée, et par son entêtement aussi, qu’est entretenue la campagne de presse parfois exagérée mais véridique puisqu’en 1941 Jean Bancal, Inspecteur Général de l’administration écrit : 

«Au cours des années 1936 et 1937, au moment où l’effort de modernisation des maisons d’éducation surveillée était le plus vigoureux, le moindre incident était démesurément grossi et la vérité odieusement travestie. Rien n’a été épargné, même pas les photos truquées… Qu’importe la véracité des faits pourvu que les midinettes s’arrachent la sixième édition à cause de son gros titre émouvant sur trois colonnes mais il faut avoir le courage de reconnaître que ceux qui prétendaient que les colonies pénitentiaires étaient des écoles de contamination morale et un bouillon de culture, où se développaient les plus mauvais instincts, n’avaient pas toujours tort… Il faut maintenant prononcer la déchéance de l’administration pénitentiaire. » 

La seconde guerre mondiale retarde encore les réformes nécessaires. Il faut attendre 1945 pour qu’enfin soit abordé fondamentalement le problème du traitement de la délinquance des mineurs. 







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